http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/03/07/004-postdoctorants-canadiens-difficultes.shtml

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Faire de longues études pour mal gagner sa vie

Mise à jour le vendredi 7 mars 2014 à 14 h 17 HNE
 
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Qui a dit qu’aller longtemps à l’école garantissait la réussite sociale? Les deux tiers des postdoctorants canadiens touchent moins de 45 000 $ par année, et à peine un finissant au doctorat sur cinq arrive à décrocher un poste de professeur ou de chercheur à l’université.

 

Un reportage de Danny BraünTwitterCourriel à Désautels le dimanche

 

Le chemin de la connaissance n’est pas un chemin toujours pavé d’or et cette réalité est encore plus vraie lorsqu’il s’agit des universitaires canadiens titulaires d’un doctorat. Le marché du travail a bien peu à offrir à ces gens hyperspécialisés, si on en croit un sondage réalisé l’automne dernier par Mitacs, une organisation nationale de recherche sans but lucratif.

Un postdoctorant est une personne qui, après son doctorat, fait un stage, habituellement au sein d’une équipe de recherche en milieu universitaire – Le grand dictionnaire terminologique

 

Postdoctorants canadiens

 

En deux mots, à peine 20 % des finissants qui terminent un doctorat arrivent à décrocher un poste universitaire comme professeur ou encore comme chercheur. Pour la plupart des docteurs, il s’agit pourtant de l’objectif ultime de ces longues années d’étude.

Chaque année au Canada, 9000 titulaires d’un doctorat décident de poursuivre des études postdoctorales faute de pouvoir trouver un poste dans une université ou dans le secteur privé.

Et depuis les 25 dernières années, le nombre de titulaires au doctorat est en hausse au pays. On parle d’une augmentation de 13 %. Cela, malgré le peu d’opportunités qu’offrent les universités.

« Je suis constamment stressé à l’idée que je ne trouverai peut-être pas de travail comme professeur d’université, et je n’ai pas vraiment de “plan B” intéressant si cela ne fonctionne pas. »— Un répondant au sondage de Mitacs

Ces gens se dirigent-ils vers un cul-de-sac académique? Ont-ils consacré toutes ces années à se spécialiser pour rien?

Dans son laboratoire du 6e étage de l’École Polytechnique de Montréal, Mert Guney, docteur en biochimie minérale est à son clavier. Sur son écran, il fait défiler les offres d’emploi du site Indeed.com. Sur les quelque 25 000 emplois affichés, bien peu correspondent à son profil.

« Il y avait un boom pétrolier au Dakota du Nord. Il y avait beaucoup de travail. Ils n’arrivaient pas à pourvoir aux postes. C’était des emplois qui ne nécessitaient pas de doctorat, comme chauffeur de poids lourd, ingénieur de site, etc. Des postes qui demandent parfois un baccalauréat, mais même pas une maîtrise. C’est décourageant.  »— Mert Guney

Pour sortir les docteurs de leur univers hyperspécialisé, le Mitacs offre des stages en partenariat avec l’entreprise privée. Au total, 1300 stages sont actuellement proposés partout au Canada. Une goutte d’eau pour les quelque 50 000 étudiants de deuxième et troisième cycle.

Étudier, c’est s’enrichir. Vrai ou faux? Répondez-nous dans les commentaires ci-dessous.

 
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denise cloutier
 
 
  • denise cloutier

je crois que le problème commence avec la fin du bac. : pas d’emploie. 
Alors on fait une maîtrise accompagnée d’une bourse qui paie le loyer : pas d’emploie. 
Alors on fait un doc. ect. ect. ….

  • Il y a 1 heure
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Isabelle Létourneau
 
 
  • Isabelle Létourneau

Les labos préfèrent engager (former) des étudiants maîtrise et Ph.D. Après tout ils sont jeunes, prêts à travailler des heures de fou et ne coûtent que très peu (20 000$) et qui sont fort susceptible d’avoir des bourses, ce qui fait que le chercheur n’a qu’a déboursé très peu pour ce travailleur (J’ai probablement coûté 20 000$ au total à ma directrice de recherche pour 5 1/2 années de recherches, et 4 publications premier auteur). Au post-doc, je me suis fait clairement dire que si je n’avais… » plus

  • Il y a 1 heure
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Johnny PhD
 
 
  • Johnny PhD

Enfin on commence à parler de ce sujet. SVP lisez et partagez mon texte à ce sujet: 

http://gino006.wordpress.com/2013/04/22/le-cul-de-sac-professionel-dune-carriere-en-science/

Moi j’ai un seul conseil à tout étudiant inscrit au doctorat: Lâche immédiatement et fait d’autres choses de ta vie. Ça va être douloureux sur le moment, mais c’est moins pire que de se ramasser à 35 ans et être encore stagiaire post-doctoral faisant un salaire de misère.

  • Il y a 1 heure
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Jac Labont
 
 
  • Jac Labont

Oups.. je termine mon commentaire. Nos politiciens gèrent pour du court terme et manque d’intérêts supérieurs. La qualité et la connaissance devraient prévaloir pour l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble. On est loin de là.

  • Il y a 4 heures
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Jac Labont
 
 
  • Jac Labont

Un capitalisme sauvage amène cette situation. La connaissance pour le moins cher possible, ça va avec une production de plus en plus cheap pour favoriser une croissance constante. Nos politiciens gèrent à court terme et manLa qualité est mis de côté pour l’argent et par l’absence d’intérêts supérieus de nos pol

  • Il y a 4 heures
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Alain Hubert
 
 
  • Alain Hubert

La réalité c’est que, le capitalisme à outrance aidant, les compagnies ne veulent pas embaucher des candidats qui possèdent de hautes études car ils vont exiger des salaires décents, et probablement trop élevés au goût des compagnies. Elles veulent du monde payé le moins cher possible, à accomplir le plus de tâches possible et sur des horaires de fou, à temps partiel et sur appel. 
Et dans le domaine de la recherche, c’est bien connu que ce n’est pas payant, même si c’est plus motivant et… » plus

  • Il y a 22 heures
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Bruno Breton
 
 
  • Bruno Breton

@Alain Hubert 

Le problème est là comme vous dites. 

Les multinationales au comportement perpétuel d’un psychopathe suite à l’implantation de la ‘mondialisation’, veulent tout, pour rien. En plus, ils payent de moins en moins d’impôt. 

Suite aux délocalisations de nos jobs payantes, on vit présentement une pression sur les salaires à ce que ces derniers soit à la baisse. Résultat, les gens devrons accepter n’importe quoi comme travail pour vivre. 

La crise financière planifiée en 2008 a… » plus

  • Il y a 5 heures
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Andre Boivin
 
 
  • Andre Boivin

Voici un scénario de précarité en sciences de la vie: pour devenir jeune “chercheur-boursier”, et éventuellement prof adjoint ou associé quand un poste s’ouvre, et éventuellement prof titulaire, il est nécessaire de faire un post-doc, généralement dans un autre labo que le ph.d., voire dans un autre pays. Et le “succès” de ce post-doc se mesurera au nombre et à la qualité des publications produites. Dans mon cas j’ai été poussé, lors de mon premier post-doc au Garvan Institute of Medical… » plus

  • Il y a 23 heures
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Andre Boivin
 
 
  • Andre Boivin

Concernant l'”ambiguïté administrative” du statut post-doc… Au Centre de recherche du CHUL j’étais payé comme “étudiant post-doctoral” avec une “bourse d’étude” venant d’un financement plus global d’un groupe de profs. Mais à l’université Laval je n’étais pas considéré “post-doc” parce que j’avais fini mon ph.d depuis plus de 5 ans. Cette confusion m’a coûtée cher en impôt fédérale, parce que je n’entrais pas dans la catégorie fédérale de l’abolition de l’imposition des bourses. Ce qui… » plus

  • Il y a 23 heures
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  • 2 personnes aiment ce commentaire
Manon Ranger
 
 
  • Manon Ranger

@Andre Boivin 
Je suis présentement post-doc et dois payer de l’impôt maintenant sur mes bourses d’études… celles-ci sont imposées depuis quelques années, donc mon revenu est moindre que lorsque j’étais étudiante au doctorat (bourses non imposées). 
Du non sens a mon avis! 
Mais malgré ceci, je ne changerais pas mon parcourt et ne regrette aucunement mes choix. En tant que professionnelle (infirmière de profession) j’ai la chance de recevoir un meilleur financement mais je suis consciente que… » plus

  • Il y a 20 heures
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Dominic Frigon
 
 
  • Dominic Frigon

Je suis prof. en génie de l’environnement à Montréal et j’aimerais préciser quelques points importants à comprendre dans ce débat. Premièrement, une grande partie de notre capacité à faire de la recherche au Canada et ailleurs en occident résulte du travail sous payé de professionnels-chercheurs que l’on dit «en formation» au PhD ou au postdoc. À tous les jours, j’aide des entreprises canadiennes à se développer et à créer les emplois moins scolarisés mentionnés par d’autres grâce à mes… » plus

  • Il y a 1 jour
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Andre Boivin
 
 
  • Andre Boivin

@Dominic Frigon 
Selon mon expérience personnelle en la matière, beaucoup d’entreprises ne sont pas intéressés par des “docteurs” et des “post-docs”. Les employeurs potentiels peuvent ne pas apprécié d’avoir des employés plus instruit qu’eux-mêmes, ils peuvent s’imaginer que ça leur coûterait plus cher, ou qu’ils verraient des problèmes, des incompétences et des carences, et qu’un simple technicien fera mieux l’affaire. 
J’en connais plusieurs qui sont devenus, avec des deuxième bacc. des… » plus

  • Il y a 1 jour
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Vincent Boudreau
 
 
  • Vincent Boudreau

@Andre Boivin Les emplois d’assistant de recherche, de technicien de recherche, de gérant de laboratoire et j’en passe ne sont pas les genres de job desquelles Dominic parle. Ces emplois là sont occupés par des MSc au Canada et par des BSc aux USA. Le 80% du privé pour les PhD et Post-Doc sont soit dans la gestion de projet, dans la propriété intellectuelle dans les boites d’avocats, dans le financement, dans la politique scientifique et dans le conseil. Ce ne sont pas des emplois pour lesquels… » plus

  • Il y a 2 heures
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Marc Desjardins
 
 
  • Marc Desjardins

Je doute que le niveau de formation soit un critère qui puisse protéger contre un marché du travail de plus en plus précaire. Le Just-In-Time des ressources humaines règne presque partout. 

La formation représente un investissement important, un retour sur cet investissement me semble plus probable si ceux qui ont fait des investissements importants étaient leur propre patron. Il faut donc avoir un sens des affaires pour récolter les fruits de son expertise.

  • Il y a 1 jour
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Andre Boivin
 
 
  • Andre Boivin

@Marc Desjardins 
En biologie, à part les paperasses de permis et d’autorisation, et des études d’impacts limitées, on peut difficilement travailler seul, parce qu’il faut des labo, des équipements, et des équipes multidisciplinaire. À la limite on peut commercialiser un produit, mais les exigences pour ce qui est des aliments (MAPAQ) et des produits pharmaceutiques (Santé Canada) fait en sorte que le créneau le plus abordable ce sont les cosmétiques. 
La santé et l’environnement ne sont-elles… » plus

  • Il y a 1 jour
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